Intimist view on Grandes Jorasses, from The Drus !

Prendre son envol, après tout, pourquoi pas. Avancer c’est aussi s’élever et prendre de la hauteur, faire un pas plus grand et plonger son regard aussi loin que l’horizon s’offre à nos yeux.
Mes photos de montagne sont faites à pieds, en parcourant les sentiers ou depuis des refuges, toujours les pieds sur terre. Ces angles me plaisent, j’ai le temps pour mes photos, j’imagine, je choisi, je prépare, je me questionne, je change, je regarde et j’apprécie.

Pour la première fois, je monte dans un hélicoptère afin de réaliser des photos. Nous sommes en hiver, ma saison préférée, la neige vient de se poser et le froid s’installe en haute montagne. Prendre de la hauteur prend tout son sens, je vais photographier des sommets que j’apprécie, dont un autour duquel nous allons tourner plus longuement, les Drus.

Mais ce n’est pas ce sommet, que je photographie si souvent, qui m’apportera ma photo préférée. L’an dernier j’ai découvert l’aspect majestueux des Grandes Jorasses, à mon réveil à la fenêtre du refuge du Couvercle, sous la lumière matinale du soleil qui se lève, et frappe la paroi de sa teinte dorée. Elle est grande, si verticale et forme une muraille si massive au fond du glacier de Leschaux.

Alors que je cherchais un angle rare pour photographier les Drus, un ami me souffle une idée. Je suis conquis.
Les Drus offrent un trou de souris, dans lequel le granit se découpe sous les ombres et dorures du soleil couchant, avec pour horizon la ligne d’arête des Grandes Jorasses à la Dent du Géant. La ligne d’arête seule se pare de cette couleur du soir, face aux Drus qui contrastent avec le fond du glacier à l’ombre, si froid, hivernal.

J’apprécie cette photo, son ambiance.

Prendre son envol va au delà du vol en hélicoptère, sur sentiers ou dans les airs ce sont les autres qui vous font décoller, vous donnent un jours votre envol.